Les accidents musculaires du sportif – Le traumatisme crânien

Nous publions régulièrement des articles pour éclairer les accidents musculaires du sportif, aujourd’hui le traumatisme crânien.

La gravité d’un traumatisme crânien dépend des lésions cérébrales créées par l’effet de contact direct et par l’inertie due aux mouvements d’accélération-décélération du traumatisme.

Les conséquences sur le fonctionnement du cerveau sont immédiates ; elles peuvent être transitoires ou définitives en cas de lésion anatomique.

La première conséquence majeure et immédiate d’un traumatisme crânien est la perte de conscience. Elle est le signe certain de la commotion cérébrale, c’est-à-dire d’un ébranlement des structures cérébrales avec suspension de leur fonction. Elle peut être brève ou prolongée. C’est pourquoi on parlera soit de perte de connaissance brève soit de coma d’emblée.
Plus le réveil du blessé sera rapide et plus grandes seront ses chances d’un retour à la normale. Parmi l’ensemble des traumatisés crâniens, 90% d’entre eux n’en garderont aucune conséquence, 5 à 8% en garderont des séquelles majeures, et 1% des séquelles sévères.

Les principales lésions qui sont observées lors d’un traumatisme crânien sont :
* Les lésions cérébrales à la surface du cerveau ou en profondeur (hémorragie, œdème cérébral),
* Les lésions retardées ou tardives liées à des microtraumatismes vasculaires pouvant entraîner un déclin à long terme des fonctions cérébrales.

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Pour éviter les conséquences potentiellement graves d’un traumatisme crânien, les instances officielles du Rugby ont mis en place un protocole à appliquer dans cette circonstance : le HIA (Head Injury Assessment) plus connu sous le terme de « protocole commotion ».
Le test HIA, d’une durée de 5 à 10 minutes, est réalisé sur le bord du terrain par un médecin ; il teste l’orientation temporo-spatiale, les mémoires immédiates et différées, repère des signes cliniques de trouble de la conscience et de l’équilibre.

Les circonstances pour lesquelles l’arbitre de la rencontre peut demander la sortie temporaire pour effectuer le test HIA sont : un traumatisme crânien sans élément évident en faveur d’une commotion cérébrale, un doute sur le comportement du joueur, une confusion possible, une observation d’un évènement dangereux pouvant potentiellement provoquer une commotion cérébrale.

Il existe par ailleurs 9 critères de sortie définitive sans nécessité de passer le test HIA :

1. Perte de connaissance confirmée,

2. Suspicion de perte de connaissance,

3. Troubles de l’équilibre,

4. Joueur hébété ou sonné,

5. Confusion claire,

6. Désorientation temporo-spatiale,

7. Changement de comportement évident,

8. Convulsions,

9. Crise tonique posturale.

Par Claude Dufour

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