Le hold-up

Un de nos Amis, Pierre-Jean PASCAL, nous relate Stade Français Paris – Brive, ce samedi 11 septembre dernier :

Une belle affiche est proposée ce samedi estival à Charléty. Au programme de cet après- midi une confrontation entre les visiteurs Brivistes en noir et blanc et les locaux Parisiens en rose et bleu.

Dès l’entame du match les Stadistes prennent l’initiative. Cependant comme de coutume, des erreurs pénalisent le Stade. Brive transforme deux pénalités et six points, facilement gagnés, tombent dans l’escarcelle des provinciaux, le tout en dix minutes.

Paris depuis le début de championnat est une équipe qui produit beaucoup de jeu mais commet également un nombre important de fautes. Ces dernières si elles sont techniques et répétées finissent par être sanctionnées par un carton jaune signifiant une exclusion temporaire de 10 minutes. Pas pour cette fois heureusement. Mais l’arbitre n’est pas dupe.

Une fois ces dix premières minutes passées, Paris installe enfin son jeu et à la douzième comme c’est souvent le cas, le très talentueux Ollie Phillips met le feu aux poudres et les défenses finissent pas céder. Ce samedi, le mur blanc et noir n’échappe pas a la règle et Ollie Phillips très productif depuis le début de championnat marque le première essai de Paris. Bien transformé par Lionel Bauxis.

Ouf ! Paris reprend la tête 7 à 6 et ce n’est pas démérité. Après les premières incursions d’Ollie, le talentueux capitaine Parisien Sergio Parisse finit par s’engouffrer dans une brèche et fait littéralement exploser la défense briviste. Nouvel essai de Paris. Deux actions vraiment correctement construites qui se soldent par deux essais. Paris est en forme. Il y a le feu dans la défense briviste, les coups de boutoirs à répétition de Paris se font ressentir, pourtant Paris n’arrive pas à percer une troisième fois la muraille, déjà affaiblie.

Sur faute technique l’arbitre sort temporairement Lionel Bauxis à la 33ème minute de jeu. Qu’à cela ne tienne, les artilleurs et perce-murailles parisiens tiennent bon. On passe même tout près d’inscrire un troisième essai juste avant la pause. Paris à 14 pousse contre Brive à 15. Mais le mur blanc et noir tient bon.

Paris à la mi temps fait la course en tête 17 à 12. Pourtant au vu du match cela mériterait un plus grand écart. Le Stade inscrit des essais mais manque de réussite au pied. De son côté Brive profite, comme Castres deux semaines plus tôt, de la moindre erreur et des pénalités accordées à juste titre par l’arbitre.

A la reprise Paris, reprend le jeu à son compte et Rodriguez Gurruchaga marque le troisième essai de l’après midi. Transformation réussie, 24 à 12 pour Paris. On se dit que cette fois-ci le match est bien entre les mains des Parisiens. Enfin on l’espère… Lionel Bauxis rajoute même trois points sur pénalité.

Mais à l’heure de jeu, Paris commence à baisser les bras. Les attaques sont à l’initiative des visiteurs. Ils sont récompensés par un premier essai. On ne peut être qu’admiratif tant la construction est parfaite coté des blanc et noir, et la défense parisienne est sans piquant. 27 à 19.

Le match finit par se rééquilibrer pendant un gros quart d’heure jusqu’à la 77ème plus précisément. Ah ces fameuses trois dernières minutes. Le Stade attaque, cherche le point de bonus offensif et là… interception de Brive course de soixante-soixante dix mètres et essai. 27 à 27 puis 27 à 29 après la transformation. Charléty est abattu…

On passe d’une possible victoire à 5 points à une défaite à 1 point. Les roses viennent de se faner sur un coup du sort parfaitement orchestré par les blanc et noir. La cloche sonne et le coup de sifflet retentit. Le public parisien est sans voix, abasourdi… les Parisiens quittent le terrain la tête basse, tout comme les supporters. Côté Briviste, c’est la fête !

Si il y a des défaites qui sont cruelles, celle là en fait bien partie.
Mais ce sont les joies et les peines de ce sport. Cela ne nous empêchera pas de continuer à soutenir notre équipe, même plus encore !
Pink is beautiful, Pierre-jean PASCAL