Revoir Edimbourg

La défaîte à Edimbourg mérite que l’on s’attarde sur quelques faits de jeu qui l’ont provoquée. Tout d’abord observons que les Ecossais avaient été tout sauf ridicules dans le premier acte. N’ont-ils pas laissé en route 4 pénalités, leur préférant des pénaltouches (même si, bien évidemment, les 12 points n’étaient pas assurés). Le score de 20 à 3 était donc mérité mais aussi flatteur pour nos couleurs.

Vient ensuite le scénario de la seconde mi-temps. Etait-ce de la suffisance : les déclarations, aussi bien de Pierre Arnald, directeur général du club, que de Pascal Papé, annonçaient au contraire 40 minutes difficiles.

Que s’est-il passé ?

  • Globalement un impact physique qui peu à peu s’est équilibré pour devenir nettement à l’avantage de nos adversaires. A cet égard, notre première ligne, impériale au début, a souffert avec l’entrée de Ford le talonneur international écossais et celle des 2 autres piliers à la mi-temps.
  • Le carton rouge a eu peu d’influence sur le résultat final : il est intervenu à la 55ème au moment où Edimbourg était revenu à 15 points. Par ailleurs, c’est devant que s’est construit leur victoire, notamment les deux dernières pénalités qui ont scellé le score final.
  • Le talent confirmé ou en devenir de certains joueurs du Stade ne gomment pas encore aujourd’hui les erreurs individuelles rédhibitoires dans une telle compétition. Ainsi Raisuke, au demeurant remarqué par sa puissance, est coupable sur les 2 premiers essais : absent en bout de ligne sur le premier (laissant un facile 2 contre un face à Sinzelle) et auteur d’une faute au sol au départ sur le second. Problème : les Ecossais, revenus à 15 points, ont senti l’odeur de la victoire possible, il restait près de 30 minutes pour l’assurer ! Que dire aussi de l’en-avant de Zvhania sur la ligne à la 73ème, des 2 entrées sur le côté de Macalou et Bonfils sur les groupés pénétrants des 70ème et 80 ème.
  • La charnière Duncan Weir- S.Hidalgo Clyne sur courant alternatif au début a réalisé une grande prestation (Hidalgo-Clyne élu homme du match !) au point de dominer sans conteste le couple Steyn-Genia.

L’équilibre entre « confirmés » et « jeunes joueurs » était sur le papier un pari audacieux. Disons qu’il a failli aboutir. Failli seulement ! Il mérite néanmoins de ne pas être jeté aux orties.

Jeudi, c’est une formation avec une autre revue d’effectifs qui sera proposé à Edimbourg, leader de cette poule et probable qualifié. Elle aura à cœur, nous le pensons, de remporter la deuxième manche, à défaut d’espérer une place pour les quarts de finale.

Nous serons encore derrière cette équipe.

Allez Paris, allez

Yvon Cauchois