Déjouant les pronostics pessimistes qui les voyaient perdre en terre hostile dans l’antre du Principality Stadium, nos joueurs Roses ont montré, une fois encore, qu’ils avaient du cœur.

21-25 au bout d’un suspense digne d’un de ces thrillers des temps modernes.

Le scénario était planté : un siège de nos 40 mètres en bonne et due forme pendant la première demi-heure, des vagues Ospreys successives au large orchestrées par le duo Webb – Biggar, rien d’autre que la charnière officielle du quinze du poireau, deux franchissements de la ligne annulés l’un pour en-avant, et l’autre pour main sous la ballon…

Tous les ingrédients étaient réunis pour augmenter chez tous nos supporters le rythme cardiaque et la température ambiante de ce stade couvert mythique.

Mais nous n’avions pas tout vécu, les joueurs pas davantage : un premier jaune au dépens d’un Stadiste, célébré par un essai … du Stade : merveille de passe sautée de Burban, relais de Nicolas, et essai de trois-quart … de notre pilier Zhvania.
L’histoire était en marche, les « Ospreys » scandés par nos amis Gallois étaient douchés et court-circuités à la mi-temps.

Le second volet des 40 minutes suivantes nous réservait encore bien d’autres surprises : rattrapés à 11 partout, à 14 après le second jaune de Raisuqe, l’issue entrevue était alors plus Noire que Rose. …
Il était dit qu’il nous fallait revoir nos cours d’histoire : qui défend becs et ongles ? Paris… Mais qui marque ? Paris encore. Une merveille de coup de pied de Plisson pour Lakafia, une interception au cordeau de Pyle pour offrir le troisième essai à Arias.

La farouche détermination de nos 23 annihilant, parfois au prix des pires sueurs froides que l’on nous est donné de connaître, les assauts répétés de Gallois sentant les parfums de victoire embaumer l’en-but stadiste, éteint les dernières cartouches adverses pour une première victoire en déplacement depuis 15 mois.

Chapeau Paris.
Nous sommes fiers de vous. Les supporters Ospreys nous félicitent, reconnaissent que ce 2 avril, Paris méritait de poursuivre l’aventure en Challenge Cup.

Bath, bienvenue à Jean Bouin pour la demie !

Par Yvon Cauchois