Nos retrouvailles

5 septembre 2021, LE RETOUR*.

Jean Bouin de nouveau, sous le soleil, est pratiquement plein comme un œuf. Ambiance de folie, souvenirs de nos grandes fêtes du Stade de France. Jean Bouin chaud bouillant, fusées, cotillons, pom-pom Girls, supporters et supportrices en joie dans le même tourbillon de bonheur.

Chants joyeux, Paris ! Paris ! Paris ! Jour de retour si particulier, attendu avec impatience depuis tant de temps. Comme une renaissance, un renouveau. Enfin « Nos retrouvailles » ! Nous avons tous en tête en bord de touche maints souvenirs personnels de cette période maussade des 18 derniers mois et nourrissons de multiples rêves fabuleux et généreux pour l’avenir.

Ouverture d’une saison grandeur nature pour « Nos retrouvailles ». Dans un étourdissant tonnerre d’applaudissements et de chahut bon enfant les équipes investissent la pelouse vert tendre. Les trois premiers points sont inscrits par Joris (3-0). Les équipes se cherchent au cours d’un bref round d’observation (3-6). Les Stadistes, dominés indéniablement, manquent de tout à la fois. D’organisation mais surtout de munitions, premier essai des « Bleu et Blanc » (3-13). Le derby n’est plus depuis 2017 un long fleuve tranquille et celui-ci est bien mal engagé, résisterons-nous ? Les approximations Stadistes perdurent, les « Bleu et Blanc » sereins prennent le large après un nouvel essai (6-20). L’embellie de fin de première mi-temps de nos Stadistes aurait mérité un meilleur sort mais il n’en fut rien…

La mi-temps prend fin, retour pelouse. Et soudain, comme une offrande, le ballon arrivé du ciel atteint le bloc des « Amis ». Michèle, surprise est touchée. Serait-ce un signe ? Que nenni. L’approximation reste de mise pour nos Stadistes sans réelle capacité de réaction (9-23). 57ème minute, animation en tribune, bronca dans l’anneau, un vieil ami vient narguer ses anciens compagnons à l’occasion d’une pénalité à 53 mètres, Gaël en chavire et échoue. Le Stade relance. 67ème minute, un rai de lumière dans l’opacité régnante. Aboutissement d’une action rondement menée (enfin !), Joseva plonge en terre promise (14-26). Et rapidement (14-29), rien n’y fait. Et pour conclure la moisson des « Bleu et Blanc » un ultime essai de 80 mètres à répertorier au Top ten de la journée d’ouverture (14-36). Puis, inattendu mais bien réel et rafraîchissant, un petit plaisir de nos « Rose et Bleu » (ne boudons pas) : une longue course solitaire de Kylan et la transformation de Joris pour fixer le score à 21-36, après 12 changements. Fin de la rencontre. Les supporters « Bleu et Blanc » exultent en tribune.

Match de début de saison en demie teinte, seule la mêlée sauve l’honneur et mérite un bon-point. Saluons également le léger frémissement de seconde mi-temps (15 à 16) avec deux beaux essais à la clé. Nos « Rose et Bleu » avaient encore un pied sur le sable et l’autre dans l’océan. L’addition en ce jour de retrouvailles est bien salée, nous ne pouvons même pas évoquer un goût d’inachevé. Gageons que les matches à venir apporteront plus de sérénité collective et de joie de jouer et que nos Stadistes pourront réellement débuter leur saison.

Seule satisfaction, seul vrai bonheur, le 5 septembre 2021 fut bien le jour de « Nos retrouvailles ». Le jour « Un » du retour à Jean Bouin, joyeux et empli d’allégresse. Et c’est bien là l’essentiel ! Allez le Stade.

Jean-Michel GOMIT, Ancien Président des Amis du Stade Français Paris

* Ce récit doit beaucoup à Gérard T. et Jacqueline B. pour dès le coup d’envoi leurs apports décisifs des fournitures indispensables à l’écriture (papier et stylos notamment…).

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