La Noix innocente de la J22 : la faute à la LNR
Toulouse a été battu. Qui plus est, au Stadium , lieu délocalisé pour l’occasion. Et le maître de cérémonie, les consultants sur le plateau de Canal, spectateurs, hommes de la rue de s’interroger sur les raisons de l’échec…
Touche perturbée, investissement insuffisant, connectivité entre les lignes défaillante, fragilité psychologique de joueurs accrochés par l’adversaire… D’autres facteurs sont mis en avant sauf un, qui lui, est l’unique responsable du revers : la faute à la Ligue Nationale de Rugby.
Rappel des faits : Le président Toulousain invoque devant ses pairs la nécessité de modifier le Salary Cap afin d’assouvir ses volontés de le franchir ou de justifier a posteriori son dépassement (l’accusation est en cours , et bien sûr, nous lui accordons la présomption d’innocence !). La LNR rejette en bloc ce projet de Salary Décapé au nom de l’équité sportive.
Dans ces conditions, chacun comprend mieux les difficultés du club : comment rémunérer 37 internationaux là où d’autres clubs n’en ont qu’une poignée, comment recruter des talents que d’autres équipes ont la chance d’aligner, comment garder ceux, peu nombreux, qui méritent d’y figurer ?
Chacun comprend le complot ourdi par l’ensemble de la planète rugby hexagonale et l’abattement de D. Lacroix au soir de la catastrophe du 26 avril, date désormais cochée par toute la Haute Garonne.
C’est une Noix pernicieuse décernée aujourd’hui à la LNR et à son désir de préserver une concurrence salutaire.
Yvon Cauchois
