Cap sur Toulouse

Nous n’étions que 34 Amis à l’U-Arena et c’était bien suffisant, les absent·e·s ont souvent raison.

Ils auraient d’abord regretter les cadeaux que nous y avons laissés : un essai tout fait, une pénalité ratée par une équipe dont nous pouvons néanmoins être fiers, eu égard au nombre de leaders restés à Jean Bouin.

Ils ont raison de rester chez eux plutôt que de parvenir en colonnes à un bloc de béton dans un univers de béton accueilli par une armée d’hôtesses aux zygomatiques longtemps exercés au Mondial de l’Automobile ou à la Fashion Week. Hypocrisie !

Une présentation de joueurs gladiateurs dignes des peplum des années 60, Monsieur Muscle revu et corrigé sur un écran démesuré. Un préposé aux vociférations à l’école de son sinistre prédécesseur émigré, pour notre malheur, au Stade de France. Allumez vos portables pour faire l’ambiance ! Vanité !

Des drapeaux ciel et bleu qui s’agitent de temps à autre dans un silence perturbé uniquement par la présence des Parisiens, les vrais. Un monde sans vie, virtuel. Tristesse !

A intervalles réguliers, un rappel : nous sommes dans une “magnifique ” enceinte. Il est vrai, qu’à la différence du bucolique Principality Stadium de Cardiff, intégré dans la ville, sa verdure, et entouré de sa rivière, au toit rétractable, en clair un vrai stade, nous nous trouvons dans une salle tapageuse, superfétatoire, plantée au milieu d’immeubles à la même laideur. Stupidité !

Nous l’avons bien sûr quittée rapidement pour nous retrouver devant Galles – France, ailleurs que dans ce monde sans âme. Si nous y retournons, ce ne sera guère avant un an,  quelle que soit la programmation.

Retour à Jean Bouin ce samedi à 16h45 face à Toulouse: ce match il nous faut le gagner. Et là, notre équipe aura bien besoin de nous.

Par Yvon Cauchois
Secrétaire des Amis

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